Quand un ancien profite de ses congés pour repasser nous voir, qu’est-ce qu’on fait ?
On improvise un p’tit déj’ bien sûr !
C’est l’occasion pour les stagiaires en dev d’échanger sur leurs interrogations quant à leur emploi futur et pour les élèves qui ont débuté en mai de voir à quoi pourrait ressembler leur future carrière !

Petit reporting de cette intervention :

Jérôme et la section Webdev

Damien : « Jérôme, peux-tu nous résumer ton parcours ? »

Jérôme : J’ai fait 4 mois de formation Webdevelopment à Objectif 3W en 2012, dans le cadre d’une reconversion professionnelle. N’ayant pas de diplôme, je me suis alors lancé en auto-entrepreneur le temps de me faire la main sur quelques projets puis j’ai intégré une SS2i il y a déjà 2 ans maintenant.

« Quels conseils peux-tu donner aux élèves pour trouver un emploi à la fin de la formation ? »

De s’entraîner à coder ! Toutes les entreprises font passer des tests de recrutements en temps limité pour évaluer vos compétences et c’est ce qui prévaut sur le niveau d’études. Un problème est posé, à vous de le résoudre dans le langage de votre choix. Il est très facile de trouver des challenges sur Internet pour s’entraîner, personnellement j’en ai déjà fait sur codingame, une société montpelliéraine.
En revanche, refusez toujours les tests qui sont des projets entiers ! C’est du travail gratuit et en aucun cas un test d’embauche !

« As-tu eu du mal à trouver du travail ? »

Jamais. J’avais anticipé mon démarrage en cherchant des projets dans mon entourage (on a toujours un ami ou un membre de la famille qui a besoin d’un site ou autre) puis j’ai collaboré avec d’anciens élèves de la formation qui avaient besoin de main d’œuvre pour leurs propres projets. Dès que je me suis senti prêt, j’ai envoyé des lettres de candidatures à plusieurs entreprises de la région et j’ai été convoqué pour passer les tests. Après, tout s’enchaîne. C’est un marché assez dynamique et les SS2i comme celle dans laquelle je travaille recrutent régulièrement.

« Est-ce difficile de s’intégrer dans l’équipe de travail ? »

Au début, je complexais un peu de travailler avec des personnes qui avaient un Master II ou autre mais j’en ai vu qui n’ont pas été reconduits au delà de la période d’essai car leur connaissances étaient trop théoriques (d’où l’intérêt de s’entraîner à coder sur des projets concrets tout au long de la formation !). La motivation est également un facteur déterminant.

Allison : « Quelle est ta spécialité ? »

Je fais essentiellement du back en php (un peu de front aussi). En ce moment, je réapprends aussi à coder en Javascript car comme la plupart des développeurs, j’avais appris avec JQuery et ça ne suffit pas toujours pour les tâches complexes.

Stéphane : « Quels types de tâches te sont confiées ? »

Déjà, il faut savoir que dans une SS2i on travaille sur des projets importants donc chaque membre de l’équipe travaille sur un petit morceau. Tout est timé pour que le projet soit terminé à temps et donc la pression vient surtout de là.

Quand j’ai commencé, je pensais que j’allais coder toute la journée mais en fait, je passe également beaucoup de temps en réunion pour tout ce qui est relation client. Et en plus de ça, je suis souvent connecté sur Skype pour faire des points avec les chefs de projet. On a une plateforme de ticketing, c’est-à-dire que chaque tâche est un ticket sur lequel on estime le temps nécessaire pour la réalisation de cette tâche. Chaque phase de projet est un sprint de 6 semaines découpées comme suit :

  • le développement initial + les tests d’intégration
  • les tests de la DSI client (la « recette usine »)
  • les tests des utilisateurs côté client

Puis, si les tests sont satisfaisant, on passe à la mise en production.
Une partie de ma journée est également consacrée à faire du reporting, c’est-à-dire à faire remonter le détail du temps de travail passé sur chaque ticket pour le comparer à la durée estimée au départ. Si cela diffère, il faut le justifier (et dans le cas où c’est l’estimation qui était erronée, cela permet de rectifier pour les projets suivants entre autres).

Quels conseils pourrais-tu nous donner pour progresser dans notre travail ?

Déjà, de s’intéresser à Unix et à la technologie serveur en général car certains bugs du code peuvent venir d’une incompatibilité avec l’environnement utilisé et on n’a pas toujours un administrateur système sous la main pour le savoir. Cela permet de gagner du temps dans de nombreuses situations.
Ensuite, de toujours coder avec rigueur et de tout commenter. Il faut savoir qu’à la fin de chaque sprint, vous avez un code review (généralement fait par un team developer) : il ne suffit pas que votre code marche, il faut qu’il soit fait dans les règles de l’art pour être compatible avec les modifications ultérieures !

JB : « La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable ? »

On peut commenter le code en français si le client est français, pour les filiales étrangères tout se fait en anglais. Personnellement, je parle très mal anglais mais je le lis couramment. C’est le minimum obligatoire puisque toutes les docs (exceptée celle de php) sont en anglais.

Quels sont les avantages d’être développeur en SS2i ?

Ce sont des structures qui embauchent beaucoup de personnes et qui offrent différentes formules (CDI, recours à l’intérim, etc). On voit également de plus en plus de femmes développeurs et c’est enrichissant de travailler dans des équipes mixtes. Les salaires sont très corrects, sans compter les avantages (mutuelle, etc). Les plus hautes rémunérations sont celles des commerciaux qui sont souvent d’anciens développeurs (puisqu’on est quand même sur un secteur spécifique), ce qui peut également offrir des perspectives d’évolution variées !

Jérôme BRUYANT, Développeur PHP chez Acelys, ancien de la promo Webdev 2012.

Un grand merci à Jérôme d’avoir consacré du temps à nos élèves !